Cambodge Acte I

Cambodge Acte I

Arrivés à Siem Reap à 100Km à l’Est de la frontière Thaïlande /Cambodge, point de départ pour la visite des temples d’Angkor. Nous logerons chez Paul un australien de 40 ans qui vit dans une ancienne villa Khmer, transformée en une sympathique guesthouse.

A première vue, Siem Reap, avec ses routes en terre  rouge, ses stands en taules et ses mobylettes à foison ressemble plus à une carte postale de l’Afrique de l’Ouest que de l’Asie.

En attendant nous avons rendez-vous avec l’histoire, et plus précisément avec la période faste du Cambodge, l’époque Angkorienne, époque à laquelle le Cambodge était alors la plus grande puissance de l’Asie du Sud Est.  Les temples d’Angkor  sont d’ailleurs le parfait témoignage  de la folie des grandeurs qui frappait les rois de l’époque.  Avec des temples éparpillés sur des kilomètres, difficile de  faire son choix entre les  différents édifices khmers : Vat  bouddhistes,  hindouistes ou encore ceux envahis par la jungle et ses racines vielles de plus de 600 ans. En dehors de la beauté des lieux, la visite des temples a aussi été marquée par la rencontre avec des enfants (vendeurs ambulants de tout mais surtout de n’importe quoi !) souriants et tous aussi attendrissants les uns que les autres et notamment une petite fille de 5 ans sachant compter jusqu’à 10 dans toutes les langues et récitant  les capitales comme personne pour  finir par un froid « eh, now I win, you buy ! 1$! ». Naïfs,  nous ?! Nan… ! Bref, nous prendrons 3 jours pour nous familiariser avec les lieux dont 2 en tuk-tuk et un en vélo. Les 2 derniers jours se feront à 3 en compagnie de Kora une jeune allemande (19 ans !!!) partie faire seule son trip en Asie pour 5 mois, avec laquelle nous étions sur la même longueur d’onde, ce sera d’ailleurs la première rencontre de notre voyage, une superbe rencontre d’ailleurs.

Nous partons le 21 au matin pour Battambang la 2ème ville du pays. 6 heures de bateau à travers le Tonlé Sap sont donc nécessaire pour rejoindre notre destination (enfin, d’après l’agence qui nous a vendu les billets). En réalité nous mettrons plus de 10h au menu desquelles les péripéties ne manqueront pas (niveau du fleuve trop bas pour passer certains endroits, hélice prise dans des filets de pêcheurs…), c’est aussi ça  le Cambodge, un pays où  l’expression «à l’arrache » prend tout son sens.

Depuis le toit du bateau où nous étions installés, nous avons pu admirer un bon nombre  de villages  flottants, où tous les enfants accouraient pour nous dire bonjour !! On a aussi pu mieux comprendre le quotidien des familles de pêcheurs. Finalement après 10h nous avions presque l’impression d’avoir partagé une journée avec eux.

Arrivés à Battambang, une ville dont l’architecture est encore très marquée par la colonisation française.  Nous en ferons le tour en vélo. Suffisant pour se rendre compte qu’Emilie n’a toujours pas développé  son sens de l’orientation, on est mal barré !

Ici la ville semble  s’animer à la nuit tombée, entre des australiens perchés à on ne sait quelle drogue locale (crystalmet ou opium), et un directeur de la BBC de retour d’Afghanistan et tout juste retraité, nous ferons de drôles de rencontres ce soir là. Nous finirons dans un restaurant où le propriétaire chinois  fait  ses nouilles  fraîches sous nos yeux, un vrai délice et une entrée directe à la première place des meilleurs plats goûtés jusqu’à présent.

Nous finirons notre périple dans le nord ouest du  pays en traversant les rizières aux alentours en Bambou Train. Une expérience  à faire, les fesses sur une planche de bambou à même les rails, seule contrainte : devoir démonter (puis remonter) l’engin quand d’autres arrivent en sens inverse !! Terminus, tout le monde descend, nous voilà dans un petit village où des souris grillées nous serons proposées en guise de tapas pour accompagner nos bières !! (Euh, non merci !! vous n’avez pas plutôt des chipsters ?)

Départ le lendemain pour la capitale : Phnom Penh (PP pour les intimes).