Rapa Nui (île de Pâques)
Réveil 5h du matin , vite le taxi arrive dans 30 minutes, ha non il est déjà là ; départ en catastrophe mais tout excités pour l’aéroport de Santiago. Dans l’avion, les 20 dernières minutes de vol nous permettront de faire connaissance avec l’île de Pâques et de cerner les contours de cette île en forme de triangle isocèle.
Un peu plus étendue que la ville de Paris, l’île ne dispose que d’une seule ville, Hanga Roa, regroupant 3500 habitants auxquels s’ajoutent quelques 1500 touristes en moyenne. Le reste de l’île est laissé à la nature entre volcans et plaines verdoyantes. L’île de Pâques doit son nom à un Amiral hollandais, le premier Européen à découvrir l’île en 1722, le jour de Pâques. En descendant de l’avion nous découvrirons un aéroport minuscule, tout le monde ici semble se connaître, les responsables du camping où nous logeons sont venus nous chercher et nous remettent notre collier de fleurs façon Polynésie. Premiers pas dans la ville sous un soleil de plomb agrémenté d’un vent agréable. Les maisons sont colorées, la route est défoncée et bordée de palmiers. Ici et là, un volcan et des collines verdoyantes, en fond sonore le bruit des vagues bleu azur qui s’éclatent contre les rochers volcaniques laissant ainsi s’échapper un nuage d’écume. Notre première balade se terminera sur le port, de là on peut observer les surfeurs s’en donnant à cœur joie au milieu des vagues, mais aussi se baigner dans une petite crique en compagnie d’une tortue…magique (le moment biensûr pas la tortue) ! Retour au camping Mihinoa pour y prendre nos marques, nous logerons donc sous une tente usée par le temps mais face à la mer avec en toile de fond un coucher de soleil exceptionnel chaque soir.
Le lendemain sera synonyme de retrouvailles avec Mounir et Marie, 2 globe trotters rencontrés auparavant en Bolivie puis dans le nord du Chili. Avec eux nous partirons explorer l’île dans ses moindres recoins. Le premier jour à pied direction le volcan Ranu Kau, 1h30 d’ascension pour atteindre le sommet du volcan, de là on découvre un cratère rempli d’ilôts dont la couleur change au gré des teintes du ciel. Puis direction l’ancien village d’Orongo et ses 3 petites îles qui ont donné naissance au mythe de l’homme oiseau.
Le jour suivant, nous poursuivrons notre découverte de l’île, en voiture cette fois-ci,avec l’objectif de découvrir TOUS les moaï de Rapa Nui, ces fameux personnages sculptés dans la pierre volcanique. Notre expédition nous amènera tour à tour dans le centre de l’île pour faire connaissance avec l’Ahu Akivi (regroupement de Moaï) puis dans des caves souterraines, avant de rejoindre la mythique plage d’Anakena pour un pique-nique et une baignade surveillés par les 8 Moaï de l’Ahu Nau Nau. A partir de là nous longerons la côte entre pluie torrentielle et ciel dégagé, toujours à la recherche de Moaï. Le jour suivant réveil à 6h00 pour aller observer le lever de soleil en voiture de l’autre coté de l’île sur l’Ahu des 15 moaï (Ahu Tongariki). Nous resterons en tout 2h à observer ce qui restera comme le plus grandiose des spectacles de l’île. D’abord sous un ciel rempli d’étoiles, dont les couleurs passeront du bleu nuit au rose orangé avec pour témoins ces 15 Moaï tournant le dos à la mer…Dans ce décor hors du temps, la nature s’offre à nous et nous ne louperons pas une minute de cet incroyable instant ! Puis départ pour le volcan Rano Raraku à 2 pas de là et qui servait de carrière à la construction de ces mystérieux personnages. Ici nous comprendrons qu’il existait 2 types de Moaï pour 2 morphologies complètement différents représentant les 2 principales tribus qui auraient régnées sur l’île au fil des siècles. Aujourd’hui encore, un très grand nombre de ces moaï se trouvent face contre terre. Les tribus vainqueurs des guerres tribales faisaient systématiquement tomber les Moais de la tribu vaincue.
Si les moaï ont toujours fasciné et intrigué l’imaginaire collectif, c’est surtout son emplacement qui fait de Rapa Nui un lieu si particulier et mystérieux. Il s’agit en effet de l’ile la plus isolée de la planète, à 3760 km des côtes de Santiago et à 4100km de Tahiti, ce qui ramène irrémédiablement à la question de son peuplement. Qui ont été les premiers à peupler l’île et comment sont-ils arrivés jusqu’ici ? Si la plupart des théories évoque un peuple polynésien venu des îles Marquises il y a 1500 ans, d’autre comme le norvégien Thor Heyerdahl pensaient que les premiers habitants venaient de l’Amérique du sud (voir le très bon film Kon-Tiki 2012).
Notre journée se terminera par un spectacle de danse traditionnelle entre haka pour les hommes et mouvements de hanches endiablés pour les filles. La fin de la journée sera marquée par un asado (barbecue) de poisson avec les gens du camping, Carlos et Cindy en tête, un couple de chilien avec lesquelles nous partagerons de bons moments.
Le jour suivant sera beaucoup plus tranquille, l’asado de la veille et son apéro aillant laissé quelques traces. En longeant la côte en fin d’après midi, nous tomberons sur une piscine naturelle au milieu de falaises à 15 mètres au dessus du niveau de la mer, mais largement alimentée au gré de fortes vagues de l’océan… incroyable ! Le dernier soir sera synonyme de craquage financier : restaurant les pieds dans l’eau sous un ciel des plus étoilés avec au menu grillade de Kana Kana poisson local et ceviche. La fin du repas se fera à la lampe frontale en raison d’une coupure de courant générale, comme pour annoncer une dernière nuit des plus agitées…Effectivement la tempête qui suivra sera dantesque, le vent balaye la tente et la pluie qui l’accompagne inonde littéralement notre humble foyer, résultat : nous nous retrouverons à dormir à plusieurs dans la cuisine tels des sinistrés dans un gymnase. Réveil à la fraiche et quelque peu désabusés et pour cause c’est déjà l’heure de repartir ! Pour couronner le tout nos habits sont tout mouillés, c’est con il faut faire la valise…Un dernier au revoir aux chiliens, aux brésiliens et autres espagnols rencontrés sur l’île puis direction l’aéroport…
Le paradis existe, mais il se mérite, car il est perdu au milieu du Pacifique…







































dimanche. combo oréos-Dawson. (http://www.youtube.com/watch?v=i_6Y_xxPQsw) !!
No coment..
Bonjour,
Débordées depuis notre retour, on trouve enfin le temps de vous écrire un mail, mais au moment de l’envoyer…. on s’est apercues qu’on avait perdu votre adresse.
Donnez nous la vite qu’ on puisse enfin vous donner des nouvelles et prendre des vôtres!
Ségolène et Géraldine
Allez la!!
Superbe superbe. Pas de mot.
Ma préférée, celle avec les vallées aux couleurs vertes et le volcan Rano Raraku en arrière plan. Sublime.
Je suis à la bourre grave, mais c’est les vacances (yeah baby on se voit dans 36 heures!!) et je rattrape mon retour!